mardi 31 mars 2015

Tantan Tarfaya Akhfenir goudron transcontinental

Quel gout ce goudron qui se  déroule après l'enfer de la "Bista" plage blanche .
stigmate de la "bista" du "marathon plus" pourtant 
 Une arrivée magistrale à Tantan soleil couchant. les gendarmes m'offrent un petit pain de bienvenue. Le lendemain un petit 45 km vers Tantan plage
le symbole de Tantan à l'entrée de la ville 
Tantan au loin en route vers la plage 

Le club cyclotouriste de Tantan


l’école de pêche de tan-tan plage 

vélo accepté dans la chambre 

 t
Pierre a gauche une discussion en pleine authenticité belle comme un camion authentique de 1952 qui a  parcouru le globe 
je quitte tantan plage et mon amis pierre: hybride franco allemand authentique et en resonnance avec qui j'ai "vérifier le monde"  tout le matin*

ici vidéo de ma route privée
.
fin de ma route privée bradée à des marchand de sable 

je hisse les voiles 
A destination de Tarfaya ville mythique de l’aéropostale , mon meilleur hôtel pour 5 euro: Mohamed est un véritable maitre d’hôtel pour moi .
très bonne adresse chez ali  juste à gauche  à l'entrée de Tarfaya panneau hôtel ancien

Tarfaya vue du port

le ferry pour las palmas échoué


Pierre me l'avais annoncé: un cyclonautes, il est en approche après Layoune à 300 km , il roule nez au vent en combat solitaire . "C'est  fous " .. Je le guette au loin mais le confond avec une mobylette chargée, un pécheur et son attirail .. Alors que je fais duo avec la voile pour atteindre Akhfénir avant la nuit;  je le vois, moi en dérive éolienne lui en conquête frontale. Je le convainc de dégringoler jusqu'à Akhfénir,  les 8 km qu'il vient de batailler dur. Nous avons trop de combines à nous refiler. Donc resto; hôtel  dans ce bled-rue, friture de poisson, parfait pour le transit des velocampeurs.


le boitier véritable cœur d'un vélo réanimé par pontage!!

Keith éligible dans la catégorie vélonaute en orbite . Parti du canada; voila 5 ans qu'il mouline,  avec à peu près 130 000 km au compteur, modeste il me parle au détour de  Chine , Mongolie Japon etc et même du vélodrome de Roubaix  ou il est spécialement venu en pèlerinage . Il vis  ici avec 5 euros jour. Il est greffé cyclo-exosquellette depuis quelques décennie, ancien coureur pistard et meccano velo; il voyage en puriste, avec pignon unique qu'il change suivant les explorations. En plus le lendemain c'est le jour son anniversaire et en guise bon voyages c'est "bonne anniversaire".
 Sur la photo quel age?   42 ans que je lui souhaite, son anniversaire est le lendemain!! Je continue de l'appeler ces jours ci car progressant en sens inverse nous remontons dans le temps l'un de l'autre. C'est comme ça qu'il m a confirmé hier  soir que je ne pouvais rien a attendre de mieux au bled fantôme de Lemsid que le box de mécanique pour poser ma tente.

 ici le lien  vers son blog des milliers de photos  http://keiththewheelman.com/

le velo dans son jus rafistolé  pignon unique!!
un bronzage juste imprimé de la tannerie du désert Mautitanie Sénégal

Keith m a amené chez un amis ali son fils très polissons
En conclusion cette route N1 transcontinentale est bien moins fréquenté que je le craignais

samedi 28 mars 2015

BLOVELO 2 Empaquetage, la cote, plage blanche,

Après des jours à  quatre pattes dans l’empaquetage, je quitte mon l'équipe familiale,  qualifiante  pour ma quête de quiétude côtière, aride ...
Dés le bus, l'aventure commence, un véhicule tout neuf, l'autoroute belge sous lampes défile, une jeune chauffeuse m'explique la conduire en contrôle vidéo automatisé, c'est du lourd,  nous sommes quatre à bord,  tous à destination du Maghreb,le campement pour la demi-nuit  à  l'aéroport s'organise, bientôt l’Afrique et sa spontanéité.
une photo "hublot" qui est bien dans le ton du départ sur le quai
Dans l'avion ma voisine me donne rendez vous après l'atterrissage, pour me présenter Anouar qui pédale dans le secteur de Agadir. Dans l’aéroport, Je remonte le vélo, mon premier tajine puis direction Temsia petit bled à  6km ou m'attend Mr Sar  "hoster couch surfing" niveau gold massif.!!. Les avis sur le net à son sujet  sont étincelants et son accueil n'a rien de virtuel.  J'y retrouve Monique une autre belge qu'il héberge. Notre trio est en bonne harmonie. Mohamed me révèle  cette nouvelle génération de marocains " who learnt english on the net". Et le mardi matin lorsque que je quitte mon "hoster" hors pair je parle encore en anglais in "my head".
Cap sud ouest,  la cote, d'abord une piste cyclable qui se transforme en bande d 'arrêt d urgence, heureusement je fait équipe avec un cyclo local qui me protège un peu de la circulation. En recherche d'orientation, je repense alors à  ma première main au sortir de  l’aéroport : Anouar, par tel il me dit qu'il est justement sur mon chemin. 30 km plus loin son aiguillage pour la route de Massa qui se faufile en descente est une porte que j'ouvre.
Loin du tumulte de la circulation, la migration commence, son vent, ses odeurs, ses sonorités, ses perspectives, ses faux plat, pente douce. Je remarque sur l'asphalte des sorte de gros cafard en migration eux aussi et qui se fond écraser. Leurs congénères encore sur patte les grignotent avec gout au risque de se faire eux aussi écrasés et recyclé en grignotage....
c'est quoi la fable là?? le malheur des uns au risque de connaitre le même malheur!??
Facilement j’atteins la cote, Aglou plage au final à Mirleft, 110 km au compteur juste avant la pluie.
Mirleft
bon point pour le Maroc 

l’effigie de Aglou plage
Des retraités marseillais m'invitent pour le thé et me renseignent sur la piste du lendemain de Sidi ifni vers la plage blanche à éviter. Le lendemain grand vent, je sors la voile, en route pour Abeynous et son bassin  aux sources chaudes.
Abeynou
Beaucoup d'encouragement sur la route, dans un petit bled, un homme cours vers moi et m'offre un épis de blé en me souhaitant la bonne chance dans mon voyage...
mat cassé heureusement car trop dangereux en descente
vidéo en pente douce vers Goulmine Abeynoui
La voile m'aide bien dans les montées et au col un vent violent la brise. Je crois que c'est une bonne idée car en descente elle serait vraiment devenu dangereuse.
no comment biomimétisme vos commentaires sont les bien enues
Le lendemain à Goulmine un vendeur de matériaux m'aide a repenser mon gréement fait de tube PVC  et manche a balais. Le hammam  me revigore bien les muscles . Demain je pars  poursuivre  la marée, la route qui y descend présente des couleurs superbes plantes rouges, fleurs bleus,  herbes vertes tendres gorgées des récentes pluies.
video plage blanche
Cette route  toute neuve, avec des pont, des saignée à flanc de collines  m’amène sur un espace immense, vierge, sans issue: celle que st exupery du haut de ses vols de l'aéropostal a baptisée "Plage blanche"

                                                                                    Ici vidéo de la plage blanche ouff
Un velours de sable blanc, bercé du souffle marin et du ressac. Mes pneus que j'ai dégonflés, crissent  3 heures durant sur cette étendu  uniforme, un peu molle, fermé d'un cordon dunaire.
Une plage blanche source d'inspiration expiration
Une seul rencontre; un homme âgé me demande de l'aider à désensabler un zodiac qu'il veux récupérer  avant que la marée ne l'amène à nouveau. Je me demande si ce n'est pas un bateau de migrants car je sais que les tragédies sont fréquentes dans le coin.  Au bout de 15 mn le bateau est sauvé, à mon tour de me sauver de l'emprisonnement par la mer montante. Je mouline au max, mais une heure plus tard la mer m'enserre une première fois puis  me relâche, je roule  alors péniblement  encore 15 mn puis deviens muletier  poussant mon attelage.Soudain des motards pétaradant sautent les dunes , je ressens  la confrontation respectives de nos explorations : moi dans ma bipédie augmentée d'exosquelette gyroscopique,  eux horde  vrombissante de leurs puissances fossiles. Je les revois plus tard, trop lourd, ils n'ont pas réussit a franchir la falaise...
Je n'irai pas plus loin 
a l'abris du vent

vidéo bivouac finalement extrapolé
 La mer a gagné, je me rend, patience jusqu’à la prochaine marée, j'ai ma capsule en remorque: tente éclosive, réchaud.. dans la bagarre j'ai englouti 2 litres et il ne me reste plus qu'un litre.et pas de poste militaire ou je pensais me ravitailler. une soupe, sieste;  à 18h pour explorer les environs je monte sur la falaise, d'en haut je les vois qui inspectent respectueusement à distance  ma tente. je dévale de la falaise tel un Robinson, j'ai 5 mots d 'arabe eux une quinzaine en français. Photo griffonnage, ils m'expliquent leur vie de pêche avec combinaison, chambre à air, filet, une réserve de glace à l’arrière de la cabane. Des vieilles Range-rover leur achète le poisson, les ravitaille. La cabane est à 3 heures du goudron ou d'une quelconque boutique.
Ce sont aussi des chasseurs d'ondes. la nuit, je suis guidé  dans le désert jusqu’à atteindre le "rocher fréquentiel" qui varie selon l’opérateur. En tendant le bras vers les étoiles, j'invoque le signal, la ferveur me permet d'échanger  de trop courtes  salutation hilares avec Franck, qui m'avait encouragé à pédaler cette vaste plage blanche. Je décide de dormir avec eux car il fait froid la nuit je repars prendre mon sac de couchage, la notion de serrure mise en sécurité n'a pas de sens dans ces espaces. Au retour,Je flippe car j'ai oublié de prendre des bouchons pour mes oreilles mais finalement la nuit est très paisible à 5 dans 10 m2 la cabane aux mur en pierre épais est très bien ventilée.

Vidéo du 10m2 nous y avons dormis à 5


          vidéo le lendemain 
fff
 hisser le velo en haut de la falaise velobouricot



Toue la soirée j'ai surtout entendu parler de "bourbachh"  et de "Bistaa", je vais comprendre le lendemain de quoi il s 'agit. Le matin  j’atteins  enfin la petite tour militaire qui clos la plage, l'accueil est sans faille les trois thé et un délicieux tajine poulet, préparé avec les moyen du bord respect.
cuisto amigo en civil pour la photo
Rachid est instituteur français-arabe à 10 km de là. Spontanément il me propose de me ramener  sur le goudron pour Tantan à 27 km. Rétrospectivement, il m'apparait comme un véritable ange gardien car le guidage "débourbachh bista" se relevait être une véritable expédition. Trois heures durant Rachid en portant mes bagages sur sa motos m'a encouragé et évité des dizaine de fausse pistes. J'ai soufflé heureusement avec le vent, poussé dans le sable, rééquilibré dans la rocaille, prié pour que le matos résiste que j'en sorte avant la nuit .
le bourbachhh
ll

Le final de cette exploration: une vielle range du desert apparait au loin, il reste encore 4 km le jour baisse, je suis éreinté .Deux papy en salopette bondissent de cette chariote du désert. Rapidement ils m'embarquent j'ai à peine le temps de saluer Rachid. Et c'est la chevauchée, de vrai fennec c'est deux la à se marrer et me remercier mainte fois??  Le range est piloté comme un vrai cabri, épousant parfaitement  les accidents de la piste. J'ai vraiment eu envie de les filmer mais tel des lutins j'ai eu peur  que l’œil  numérique ne les volatilise. Arrivés sur le goudron c'est le bouquet final: je m'attend à retrouver cette sensation de tapis roulant mais c'est la chignole qui est au programme: ils m'expliquent qu'ils partent à Tantan dépanner   le range est bloqué en boite courte. Le moteur hurle nous roulons à la vitesse de mon vélo.Ils me déposent avec encore des remerciement à 20 km de Tantan pour éviter que ma présence leur cause des ennuies au barrage de la gendarmerie. Ces papys ont une énergie communicative, je pédale soleil couchant puis de nuit avec ardeur stimulé par des odeurs délicieuses de musc que le désert en fleur dégage à la tombée de la nuit. La gendarmerie m'accueille  avec un petit pain à moi douche resto..
effigie de Tantan.






dimanche 23 janvier 2011

"Mbida est revenu" un géanr à vélo brousspectacle, tirailleur dé-pensionné, ombres sino-africaines



L'interconnection culturelle des ombres sino-africaines, un griot wolof, un staff toubab:des vidéos, archives



un velo-remorqueur à voile un tirailleur géant sur les arènes du village



Le lendemain déambulation dans le village. Mbida le géant cherche des connaissances dans le village



Rencontre du frère d'arme de Mbida,  du haut de ses 92 ans,  tenu par le fil de la vie,  vacillant,  mais tenace,  Sembaré Sene raconte pour la mémoire collective, sa vie de prisonnier en Allemagne, la guerre, le froid,  son évasion vers la France.
La famille du combattant nous montre ses médailles. En 1940, l'armée française la certainement choisi,  car il étais le lutteur champion  de Ngué Kor.
 Tout le village est rassemblé à sa porte. Nous insistons pour savoir s'il perçoit sa pension d'ancien combattant,  la famille nous montre les relevés, les démarches sont compliquées pour obtenir las arriérées. Sembaré avec son sens de l'honneur, s'en remet à Dieu. Il préserve la santé qu'il lui reste en se contentant de ce que les autorités française voudront bien lui verser. La sobriété de son environnement de vie, le respect de tout le village parlent pour lui.

Le scénario du spectacle "mbida est revenu" m'attribue le rôle de convoyeur-cycliste-transsaharien de Mbida, le tirailleur qui a perdu la mémoire,cherche son village.
Lors de cette rencontre, bien réelle, une mémoire m'a été confiée, celle d'un homme qui a cédé une part  de sa force de vie pour nos condition d existence actuelles.

dimanche 16 janvier 2011

st louis dakar 180 km de plage à velo sine saloum gagué sherif fatick djourbel touba linguere louga

2011 petit périple de 6 jours, la plage et ensuite le sine saloum Touba Linguere Louga.

Destination Guagué cherif  où J ai pu m'insérer dans le spectacle Mbida le tirailleur cherche son village, retrouvaille avec les organisateurs   mes amis de 20 ans. Cette animation itinérante est l'évènement d un soir dans les villages environnants.
2011   Revival Son et lumière version  brousse avec vidéo, ombres chinoises, déambulation de géant, le tout  mis à la sauce métissage culturel par conteur wolof très investi dans ses déclamations. Un tirailleur ( mbida qui apparaît en géant à la fin) blessé de guerre  a perdu la mémoire, de retour au pays cette ancien combattant cherche son village.
Sympa à la fin du spectacle je fends la foule avec le géant sur ma selle ma voile est éclairé des canettes tonitruantes  claquent sur mes rayons, je danse un peu sur mon vélo.
Le lendemain  déambulation avec le vélo, le conteur, et le géant tirailleur, la horde des gamins du coin est au complet, les villageois sont interrogés pour aider le géant a retrouver son village. Nous rendons ensuite visite à un ancien combattant de 40, sa résignation son acceptation  et sa fierté face à sa pension impayée nous implique directement. Il a été choisit pour combattre car cette ancien lutteur était le plus costaud du village à 90 ans son témoignage du haut de sa santé chancelante est très émouvant.
Une projection de kirikou au nombreux enfants du village fut aussi un moment fort.
 Dans les environs les " tans" étendues de sable salée permettent des ballades  vélo à  l infini.


Le trajet St louis Potou dakar par la plage est vraiment une alternative enivrante à la route bitume très opresante.
Voici les élément à maîtriser, le vent, le sable les marée l eau les bivouac.

cette vue pendant 3 jours 
Le vent qui se lève l apm est généralemnt nord sud modéré, St louis potou se fait par la piste latérite tole ondulé un peu de sable ça passe tout juste, de potou (ravitaillemen, legumes poisson) encore 3 km de piste
Sur la plage il faut joue avec la marée les heures ici http://www.au-senegal.com/Horaires-des-marees-au-Senegal.html
compter 3-4 heure avant BM et 3 heure  après soit   6-7 heurs de pédalage possible en jouant avec les vagues il y a des cycle de 10 -15 mn de ressac certains passages sont  plus sabloneux en les depassant qq heures de pedalage sont encore possibles. Il y a très peu de circulation un 4x4 par  heures des charettes.
c est magnifique le fracas des vagues leur danse vue infini oiseau crabe poisson echoués. Il y a des villages de peuhl très accueillants tout le long il ont de l'eau douce il cultivent le maraichage il sont discretement signalés par un piquet avec deco dessus ils sont installés derrière la  foret de filao plantée le campement y est agréable abrité moins frais avec des vivres lait legumes.
entrèe discrette dans les villages peuhl 
Invité par  les élèves un petit cours de géographie calcul de vitesse 
En degonflant les pneus l'enfoncement est réduit, en periode de pleine lune il est possible de rouler de nuit l'écume des vagues superbe.
En arrivant à Dakar j'ai failli etre bloqué par la montée de la marée le premier goudron est à Malika juste avant il y a le lac rose.
Le choc dans les embouteillage de Dakar après 3 jours de quietude est impressionnant diesel klaxon trous inondation grosse ambiance. Il est possible d avancer jusqu au bout de la peninsule par la plage jusque yoff


campement de guagué cherif
Ensuite transit à Gagué cherif dans le Sine-saloune

les tans de grande entendu de sable salée pour pédaler

A Foundioune bac pour 100 cfa toute les 90 mn 9h30 11h00  sinon traversé en pirogue pour 2000 cfa , des crevettes séchées aux echopes,  exellent carburant à pédale. le goudron route jusque Fatick est tout neuf, après direction de Bembeye 20km de goudron puis latterite avec un peu de sable , la route Bambeye Djourbel est dangereuse les cars vous font comprendre que vous etes indésirable. J ai ratrapé la route tout au nord en car  axe Linguère à Dakha pour rejoindre Louga le goudron est très détérioré ouf la route est tranquille des village tous les 10 km

vendredi 24 décembre 2010

Noel Louga louange Au Grand et aux petits; finish cardio-lolo-dodo Nouakchott_Diama_Louga

Disconnected depuis samedi ( 6 jours), je suis bien arrivé . Dieu merci. Difficile de trouver du temps et de la concentration pour le dernier post.
Le chrono enclenché depuis la capital de Mauritanie, vélo-dodo-lolo, les 17 derniers kilo une course gagnée contre le soleil couchant en 35 mn.

Le samedi, gréement de voile repensé par la "team" allemand, fond de culotte refaçonné par le tailleur, " thieb au poisson" avalé  je suis fin prêt à 16h00,  le vent m'aide, qq mandarines pour le carburant.
Premier "check-point" le mat à l arrêt, se casse sous la désapprobation du policier, rafistolage avec de la ferraille et de la chambre a air trouvée sur place et c'est reparti. Au " kilo" 60, une auberge est programmée, le soleil se couche , par expérience je sais que les atterrissages de nuit sont toujours délicats( méfiance superstitieuse ??  à Taroudante il a fallut rouler jusque 23h00).
Au pk 60 donc rien, in extremis je choisis une concession au hasard, je demande le campement annoncé et bien sur on me propose l'hébergent. J ai de la chance car c'est un peuhl unique homme du groupement, qui m accueille. Les femmes maures, pour qui il garde les vaches, se tiennent à distance. Il n'est pas conseillé de leur serrer la main. Néanmoins celles ci  m installent gentillement dans la tente, version moderne ,de Amadou le peuhl: c est un chapiteau avec des rideaux autour pour le vent les insectes. Amadou est ce genre d'autodidacte nombreux en Afrique:  il a appris le français avec plusieurs jeux de piles une radio branchée sur RFI. Il m explique son travail de berger bovin qu'il maîtrise depuis son enfance. les vaches sont en liberté seul les veaux  en enclos les retiennent. Mon repas du soir un demi litre de lait servi fraîchement à 37°.
le matin Amadou m aide a renforcer ma voile avec un hauban vendu par les femmes Maures. Le soleil diffuse ses rayons à travers les nuages. Le midi, je craque pour mon premier "thieboudiene" avec sieste intégré, résultat je n'atteint pas rosso et je suis contraint de dormir au10 km avant au  poste contrôle des gendarmes avec fumées d'échappements toute la nuit. Je comprends pas pourquoi le étrangers se sentent en insécurité en Mauritanie: tous les 60-80 km enregistrement puis  au poste suivant je suis attendu: " on vous attendais, des taxi vous ont vu qd vv êtes arrêté ", le soir les gendarmes me livrent dans ma tente un gros plat de spaghetti, je rétorque être endormis et ne pas avoir faim, mais vite je me ravise et accueil le plat que je transvase  dans une boite, 10 mn plus tard je feins de mettre régalé.
Au réveil ,  je me sens stupide de demander la poubelle qd je découvre avoir dormis parmi une multitude d'immondices.
A Rosso je m étonne du boutiquier qui me dit ne pas vouloir parler wolof, un peu ébouriffé de la nuit parfumée à l échappements je suis décidé à éviter  la cohue du bac de Rosso. En route pour une petite visite qd même , je suis cueilli par un policier qui une fois le passeport en main, me réclame 10 euro de passage, je suis pris à froid, les transactions démarrent mal: je manque d intelligence pour faire le jeu de l'idiot!! j en appelle à la fiche, au reçu puis je m'énerve en cherchant son chef, il parle de délit de fuite...... mi-temps, excuse,  concertation: acte 2 scène 1    il a mon passeport,  réclame  l argent,  de la discrétion,   j ai un peu de temps( un conseil la façon de se stationner en gênant la circulation  est stratégique pour jouer la montre), j'aime les règlements administratifs, je n ai pas du tout envie de m alléger du faible poids d'un billet de 10 euros. Je lui déclare que le grand dessein a décidé de son intervention et que je profite de sa protection pour faire le point, reparer qq pti truc, ranger mes affaires sans l attroupement des enfants, j en profite pour faire le maximum de connaissance avec les passants, je glorifie les forces de sécurité du pays lui montre les numero de téléphone.
 La balle est dans son camps.Je suis immobilisé depuis 25 mn l attroupement se constitue, comment trouver un "happy end??"
 Mon policier ne m a pas déçu:.... j en suis encore époustouflé : une pause page photo avnt la suite....


no limit???



en voila qui ne me regarde pas passer

La piste de rosso

un peu de pilotage
une nuit de pleine lune  au commissariat
le passage du barrage de Diama

St louis just in time
une petite acceleration pour atrapper le soleil au vol ds la boite

La famille de marie-Louisequi m'acceuille à  st louis

pas mal de supporters pour ma dernière étape
la langue de barbarie tôle ondulé, sable, dur dur le finish

 " Monsieur Philippssse venez ici....je tiens à vous féliciter, ce que vous avez fait est très bien!! voici votre passeport.!!    Si vous m aviez donné les 10 euros; je vous aurais coffrer de suite au commissariat, c'est interdit ". Je lui demande où sont les caméras cachées et je le quitte avec une poignée de main claqué en "five" en croisant son regard  un peu moins enthousiaste que le mien.
the border fleuve a diama

Ainsi échaudé par ma tentative de visiter Rosso , j ai vite mis le cap sur le barrage de Diama, c est une leçon de pilotage: d'abord  décrypter les départ de tôle ondulé, surnager sur les banc de sable, accompagner les bourrasques ,éviter les ornières et éventuellement pratiquer l apnée dans les nuages de poussières soulevés par les vroumsssssssss. pour m encourager des escadrilles de pelicans, des essains  de volatiles grégaires qui decrivent des formes mouvantes tel des ban de sardines, des aigrettes bleu des piafeurs jaunes, des phaco qui vont à la fanges des varans, des boutiques avec du coca a 30°c
le soir halte à la gendarmerie de keur messene, une gendarmerie entourée de sable blanc idéal pour ce lover la nuit. 
Le matin mon deuxième accident du voyage; freinage pour une photo, une charrette me percute, la patte de l'âne est bloqué dans les rayons , il est en tord: défaut de  maîtrise du véhicule un âne sans freins donc, on se quitte en rigolant. Le passage à Diama une formalité les mauritaniens ont le scanner biometrique, Les douaniers sénégalais plaisantent en me demandant ma carte grise. la route Diama st louis un vrai  billard, un arret pour me laver et faire qq lessive dans le fleuve. Je pars saluer Marie louise qui nous avais accueillli lors de nos derniers voyages. C est une directrice d'une école pour déficient mentaux. J ignorait que se déroulait le festival des arts nègre le dernier date de trente ans de gros moyens sont mis en jeu, écrans géants super son. Je pars le soir avec babacar le mari de Marie louise au concert un vieux groupe de 1959 " luca de,,", il y peu de spectateur.
Pour ma dernière étape St loui Louga je décide de prendre la piste par la langue de barbarie et ainsi éviter le trafic dense de la route de Dakar, la conduite est encore plus difficile que la veille ls enfants des villages m interpellent de loin je maudis cette piste de crainte d une défaillance mécanique. Arrivée à Potou je  retrouve mes repère, le goudron  j extirpe une épine plantée ds le pneu( aucune crevaison sur tout le voyage). je regonfle les pneu ( dégonflés préalablement pour diminuer l enfoncement ds la piste sableuse) chaîne huilée maintenant qu'il y a  moins de poussière et c est parti pour le chrono final , le soleil veut participer à la course , une compagnie de 4 volatiles me montre le chemin, je lâche mes derniers chevaux   je gagne la course du soleil avec 3-4 minutes d avance sur son coucher, les enfants viennent juste de finir l'école c'est le début de leur vacances. c est les retrouvailles ma migration est finit ,je suis au nid au bercail et  je piaille avec mes ouailles.


dernière chance pour le bivouac après Nouakchott
le ndiambour_kilo -18
 le debrieffing


je m imaginais que je serai seul face aux étendus désertiques avec le vent pour amis , les rôles se sont inversés. C'est le combat contre le vent  s infiltrant dans l équipe en peloton qui m a ramené à ma solitude face à la puissance des éléments. La solitude m'a a peine effleuré ,1 jour au départ, 2 jours sur la cote et les 4 derniers qui m ont permis un face à face homo-velo. Mon 2 roues a été dans 4 entre smara et dakhla puis Argoub et la frontière maroc mauritanie  puis Nouadibou  Nouakchott. j ai ainsi zappé 10-12 jours de velo investi préalablement dans les rencontres et les repos restauration. Je suis un peu plus relié a ma bipèdie  d'homme  organisme conçu pour marcher 6-7 heures par jour avec l exosquellette du vélo on se multiplie par 3 dire qu'un autre véhicule qui est resté au stade archaïque la carapace externe des créatures précambriennes avec un poids 100 fois supérieur du bruit de la fumée et des guerre du golfe etc fait a peine mieux que 3 fois le velo.


Plus d un mois depuis mon atterrissage à Marrakech,   de la gyroscopie 3D avec  des salamalekum au kilomètre, des paysages minéraliers , escarpé, foisonnant,  infini à perte de vue, de l oxygène génétiquement vitalisante, des " kh" de "aarh"  "rheh"  "ngeur"  "pchèlrh" des klaxons d'encouragements, des tajines , des pâtisserie thé à la menthe, des bivouac étoilé, des hôtels sans drap, des amis marocain passeurs cyclotouuuristes et japonais clic clac, des grillades de poissons, des souris d ordi qui se débinent, des sources chaudes, des murmures de ruisseau, des clameurs au loin, des insectes qui traversent, des ânes qui me dépassent, des poids lourds un peu lourd, des éfluves, des bourrasque, des orages,  des alizées, des vents de sable, des chameaux dans mon assiette....

"Mi j iro ben encor pour ' lgyroscopi" ben blop le velo a l enclo  clos le blovelo bonne  velobé 2011 à  tous